Brigit est une divinité irlandaise. C’était la fille du dieu Dagda et on lui rendait un culte dans toute l’Irlande. Son nom serait d’abord un épithète signifiant « l’exaltée ». Il peut être rapproché de celui de Brigantia, une déesse honorée dans le nord de l’Angleterre.

Brigit était une divinité qui patronnait un vaste spectre d’activités : guérison, artisanat (plus spécifiquement l’art du forgeron), la poésie, la sagesse, la divination. Président à des activités manuelles et intellectuelles, elle ressemble un peu à Athéna.

Sa fête, Imbolc, est célébrée le 1er février. Elle coïncide avec la naissance des premiers agneaux, ce qui ferait de Brigit une déesse de la fertilité. Mais le terme Imbolc contient plutôt l’idée de lustration, de purification. La fête celte rappelle celle des Februa à Rome. On se purifie avant de repartir dans un nouveau cycle. Lors de la fête d’Imbolc, on fabrique des croix de Brigit. Dans le calendrier chrétien, la fête d’Imbolc correspond à celle de la Chandeleur. On célèbre la lumière qui augmente avec la durée du jour. Ce qui n’était pas perceptible lors du solstice d’hiver le devient début février.

Le culte de Brigit était tellement considérable qu’il fut christianisée. Ainsi Brigit est devenue Sainte Brigitte. Elle serait née dans la maison d’un druide et aurait été nourrie avec le lait d’une vache magique. On lui attribue la fondation du monastère de Kildare dans lequel un feu est entretenu par les nonnes, ce qui n’est pas sans rappeler le culte de Vesta à Rome. Brigit fut aussi assimilée à Sainte Bride, la sage-femme de la Vierge Marie.

John Duncan (1866-1945), St. Bride, 1913

John Duncan (1866-1945), St. Bride, 1913