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Thémis est une Titanide (fille d’Ouranos et Gaïa). Elle est la déesse de la justice, de l’équité. De son union avec Zeus sont nées la vierge Astrée, la dernière immortelle à avoir quitté la terre quand l’humanité est entrée dans l’Âge de Fer (selon Hésiode), les Moires (les déesses de la destinée qui tissent, enroulent et coupent le fil de la vie) et les Heures.

Les Heures représentent les saisons. Au départ, elles ne sont que trois, car les Grecs ne connaissaient que trois saisons (printemps, été, hiver). Elles se nomment Eirénè (la paix), Eunomie (ordre harmonieux) et Dikè (justice). Plus tard, les Grecs ont établi qu’il y avait cinq saisons, l’automne et le solstice d’hiver s’ajoutant aux trois autres : Carpô et Thallô ont rejoint le groupe initial. Ces deux dernières déités s’occupent des fruits et des fleurs.

Au départ, les Heures symbolisent le cours de la nature, à travers la ronde des saisons. Elles deviennent aussi, par la suite, les déesses de l’ordre et de la justice. En effet, la société se doit d’être aussi bien réglée que la nature. Finalement les Heures incarnent les subdivisions du jour.

Ludwig Knaus (1829–1910), La Paix (Eirene), entre 1850 et 1888

Ludwig Knaus (1829–1910), La Paix (Eirene), entre 1850 et 1888

Bien que faisant partie d’un groupe de divinité, Eirénè, la Paix, faisait l’objet d’un culte particulier. Dès le milieu du 5ème siècle av. J.-C., les Athéniens lui consacrèrent un autel. On connaît une statue d’Eirénè datant du 4ème av. J.-C. la représentant en portant l’enfant Ploutos, « la Richesse ». Cette oeuvre symbole sans doute les liens entre la paix et la prospérité.

Eiréné (la Paix) portant Ploutos (la Richesse), copie romaine d'une statue votive de Céphisodote (vers 370 av. J.-C.) qui se trouvait sur l'agora d'Athènes

Eiréné (la Paix) portant Ploutos (la Richesse), copie romaine d’une statue votive de Céphisodote (vers 370 av. J.-C.) qui se trouvait sur l’agora d’Athènes

Eirénè apparaît également dans la comédie d’Aristophane du même nom. Selon l’intrigue, elle avait été enfermée par la Guerre dans une grotte et un vigneron de l’Attique entreprend de la libérer. D’après l’un des personnages, son autel ne doit pas être souillé par le sang, même celui des sacrifices.

À Rome, on honore cette déesse sous le nom de Pax. L’empereur Auguste a fait construire un autel pour elle (Ara Pacis) et Vespasien lui a consacré un temple.

Ara Pacis à Rome. Photo: Manfred Heyde, mars 2009, Wikimedia Commons

Ara Pacis à Rome. Photo: Manfred Heyde, mars 2009, Wikimedia Commons