L’exposition Scanning Sethos, à voir à Bâle, présente le projet de reconstitution de la tombe du pharaon Séti 1er. Le point d’orgue, c’est la reconstitution de deux chambres de la tombe grâce à la technologie 3D (scanner et imprimante). Les couleurs correspondent à l’état actuel de la tombe. Comme la première de ces salles a aussi été reconstituée selon la documentation dressée par le découvreur, l’Italien Belzoni, on prend conscience des dégradations que le monument a subies depuis 200 ans. Les déprédations ne sont pas seulement dues aux visiteurs, mais également à toute une génération d’archéologues qui ont moulé les parois sculptées arrachant au passage les pigments colorés, quand ils ne détachaient pas carrément des morceaux qui les intéressaient. Même le grand Champollion a fait ôté des façades entières en arguant qu’elle serait ainsi mieux protégée. Maintenant on peut les voir à Paris et à Florence.

L’exposition présente aussi un fac-similé du sarcophage de Séti 1er, en expliquant son décor fascinant en détail. En effet le sarcophage de pierre est orné de frises relatant le voyage du soleil dans le monde des morts pendant la nuit, avant sa renaissance à l’aube. Ce récit est connu sous le nom de Livre des portes. Le parcours du soleil est raconté heure par heure et chacune des douze heures est séparée de la précédente par une porte gardée par des serpents. Chaque heure présente également une partie du voyage des âmes dans l’infra-monde. Ainsi le parcours du soleil constitue une métaphore de la vie humaine.

La tombe de Séti symbolise également ce voyage du soleil dans le monde souterrain. En effet, la dernière salle est creusée jusqu’au niveau du Nil, devenant ainsi l’océan primordial d’où le pharaon, à l’instar du soleil, renaissait.

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