En cette journée internationale de la femme, nous les femmes, nous n’avons pas besoin de cadeaux, ni d’affiches prétextes, ni de bons sentiments éphémères. Nous n’avons besoin que d’une seule chose, c’est qu’à partir de maintenant et de manière durable, il n’y ait dans l’espace public et le monde du travail que des êtres humains. Notre société devrait moins mettre l’accent sur le genre des personnes (ainsi que sur tous les stéréotypes et les modèles familiaux idéaux qui en découlent) pour se concentrer sur l’amélioration générale des conditions de vie des humains. Personne ne choisit le genre qu’il reçoit au moment de sa conception. Chacun devrait en revanche avoir la possibilité de décider de la manière dont il veut gérer cette composante génétique, en l’assumant, en y étant relativement indifférent ou même en la modifiant. Mais personne ne devrait subir de préjudice pour ce qu’il a reçu bien avant qu’il soit capable d’en comprendre les implications. Personne ne devrait voir son comportement influencé par la société ou ses composantes pour un élément de sa personne qu’il considère peut-être de manière différente que cette même société.

C’est certainement en gommant l’importance du genre dans l’espace public (sans le nier toutefois) que les individus pourront vivre le leur, dans leur vie privée, de manière apaisée. Et la société dans son ensemble sera gagnante.