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C’est la saison des Miss. Miss France. Miss Monde qui vient de trouver en une beauté ibérique sa digne représentante. En attendant Miss Univers. Un trophée sans doute des plus disputés puisque l’univers est beaucoup plus vaste que le vaste monde, d’après ce qu’on dit. Malheureusement les conditions actuelles de voyage ne permettent pas à Miss Alpha du Centaure de représenter sa galaxie, car vu le nombre d’années-lumière nécessaires, elle ne pourrait plus concourir, à son arrivée, que dans les catégories Miss Cinquième Âge ou Miss Lifting, voire, dans le pire des cas, Miss Momie.

On est en droit de se demander s’il y avait une déesse qui présidait aux concours de beauté dans la mythologie grecque. Petite parenthèse : les Grecs de l’Antiquité étaient friands de concours de toutes sortes. Outre les concours athlétiques, où les vainqueurs s’imposaient d’eux-mêmes, il y avait de nombreux concours où un jury devait déterminer le vainqueur : musique, poésie, tragédie, comédie. Des concours de beauté sont également attestés. On peut même prétendre que les anciens Grecs avaient inventé la compétition. D’où l’idée assez naturelle de rechercher le plus sage, le plus raffiné, le plus beau.

Dans ce tableau d’Émile Vernon (1872–1919), intitulé Les trois Grâces, on voit trois femmes, la tête ornée de fleurs. Émile Vernon (1872–1919), Les trois Grâces

La réponse à la question de départ est évidemment non. Il n’y avait pas une seule déesse préoccupée par la concurrence dans le domaine de la beauté, mais plusieurs. Voire beaucoup. On pourrait même dire qu’elles avaient toutes dans ce domaine autant de cœur et de charité que la Reine de Blanche Neige. Et ces déesses-là, elles n’auraient pas envoyé un vulgaire chasseur faire le travail à leur place. Elles veillaient elles-mêmes à l’accomplissement des châtiments cruels.

Certes toutes les créatures divines féminines n’étaient pas mignonnes. Il y avait même quelques mochetés. Que l’on songe aux Gorgones avec des serpents en guise de brushing ou les trois sœurs Grey’s Anatomy (les Grées) qui se partageaient un seul œil et une unique dent, ce qui n’arrangeait pas vraiment leur selfies. Chaque fois que l’une voulait faire un selfie, elle devait se battre avec ses sœurs pour avoir l’œil qui permettait de savoir où était la dent et de la piquer. Même ainsi le résultat n’était pas terrible.

Dans ce tableau d’Edward Burne-Jones (1833–1898), intitulé Persée et les Grées, et peint en1882, Persée se trouve au milieu de trois femmes, les Grées, et essaie de leur prendre leur oeil unique. Edward Burne-Jones (1833–1898), Persée et les Grées, 1882

Mais en règle générale, les déesses étaient gracieuses et elles se montraient très sourcilleuses de leurs attraits, notamment quand il s’agissait de comparaison avec des femmes mortelles. En fait, ce n’était pas une très bonne idée de se prétendre plus belle qu’une déesse. Cassiopée l’a appris à ses dépends. Elle avait eu l’idée incongrue de dire qu’Andromède, sa charmante progéniture, était plus jolie que les Néréides. Ces cinquante filles de la mer l’ont très mal pris et elles sont allées illico voir le maître des océans, Poséidon, pour qu’il lave l’insulte dans l’eau salée. La malheureuse Andromède fut donc condamnée à être attachée à un rocher pour être livrée en pâture à un monstre marin. (NDLR un peu énervée : contrairement à ce que prétend un scénario hollywoodien, ce monstre n’était pas le Kraken. C’est un simple monstre marin, un ketas, d’où cétacé. D’ailleurs, c’est assez d’avoir toutes sortes de fantaisies quand on raconte des mythes grecs. Le Kraken, c’est nordique. C’est la Mer du Nord. C’est Viking. C’est Findus. C’est pas grec. Un peu de rigueur ! Est-ce que j’ai l’air de rigoler, moi, quand je raconte des mythes grecs ? ) Mais revenons à cette pauvre Andromède, attachée toute nue (les monstres n’aiment pas les emballages) à son rocher et sentant déjà l’haleine fétide du monstre marin s’apprêtant à ne faire qu’une bouchée d’elle. Heureusement pour elle, Persée est arrivé … sans s’presser … Le grand Persée, le beau Persée, avec son ch’val ailé qui fait des gaz. Oui, il s’appelle Pégase, son canasson. Persée tenait à la main la tête de Méduse, l’une des Gorgones, dont le brushing serpentin était un peu défait certes, mais dont le regard pétrifiant transforma le monstre en gros rocher. Et comme dans toutes les belles histoires, Persée épousa la princesse délivrée. Finalement cela ne se termine pas trop mal. Mais pour que les humains n’oublient pas qu’on ne se vante pas impunément envers les divinités, les dieux épinglèrent, à l’heure de leur mort, tout ce petit monde dans le ciel, sous la forme de constellations. Ainsi en levant le nez, certaines nuits étoilées, on peut toujours voir Cassiopée, Andromède et Persée et se souvenir d’eux. Voilà pour la leçon !

Dans ce tableau de Jean Auguste Dominique Ingres (1780–1867), intitulé Roger délivrant Angélique et peint en 1819, Roger délivre Angélique d’un monstre marin. La scène, tiré du roman Roland Furieux de l’Arioste, rappelle l’histoire d’Andromède délivrée par Persée. Jean Auguste Dominique Ingres (1780–1867), Roger délivrant Angélique, 1819

Médée eut, quant à elle, l’impudence de se comparer à une seule de ces Néréides, Thétis. Cette dernière, aussi susceptible que toutes ses sœurs réunies, se fâcha à nouveau tout rouge. Les deux beautés décidèrent cependant de se la jouer loyale et de désigner un juge pour choisir la plus charmante. Elles demandèrent au crétois Idoménée de les départager. Pas fou, ce dernier désigna la divinité Thétis et élimina du concours la simple mortelle Médée. Médée, folle de rage, maudit Idoménée et décréta que tous les Crétois étaient des menteurs. Et cette réputation leur colle encore aux basques aujourd’hui.

Mais la pire vengeance d’une déesse envers une mortelle pour cause de rivalité esthétique fut sans doute celle de Vénus (l’Aphrodite latine) qui fit subir de nombreux tourments à une fille de roi nommée Psyché (l’âme). Pourtant la jeune fille ne s’était pas directement vantée de sa beauté. Elle était cependant si belle que les sujets de son père venaient l’admirer. Puis ce furent les habitants des pays voisins et enfin des gens de tout le monde connu. Ce faisant, ils oubliaient de faire leurs dévotions et leurs sacrifices à Vénus. Temples désertés, caissettes à offrande désespérément vides : cela déplut énormément en haut lieu. La déesse se fâcha (et elle était aussi belle quand elle était en colère) et elle décida de faire disparaître sa rivale involontaire. Elle fit savoir, par voie d’oracle, que Psyché devait être exposée au sommet d’une montagne afin d’être livrée au plus cruel des monstres. Elle ordonna à son fils Cupidon d’organiser l’enlèvement. Mais il y eut un gros malentendu : Cupidon se considérait lui-même comme le plus cruel des monstres, car il laissait peu de chance à ses victimes (et il le savait). De plus, en voyant Psyché, il succomba lui-même devant tant de charme. Le vilain monstre, obéissant scrupuleusement à maman, vint donc saisir sa proie et, obéissant à ses propres penchants, il cacha la belle Psyché dans un magnifique palais de marbre au milieu d’une forêt. Dans ce palais, il y avait des servantes invisibles chargées de satisfaire les moindres désirs de la jeune fille. C’est là qu’il venait la rejoindre tous les soirs. Inutile de dire que lorsque Vénus découvrit le pot aux roses, la pauvre Psyché dut subir à nouveau les plus durs traitements avant de pouvoir couler des jours heureux avec Cupidon. Mais c’est une longue, une très longue histoire.

Dans ce tableau intitulé Psyché Abandonnée et peint en 1795 par Jacques-Louis David (1748-1825), Psyché est assise, désespérée, après avoir été abandonnée par Cupidon. Jacques-Louis David (1748-1825), Psyché Abandonnée, 1795

On le voit bien, la beauté constituait pour les déesses grecques un enjeu de taille. A voir les conséquences d’une rivalité entre déesses et mortelles, on n’ose à peine imaginer celles que provoquerait une compétition entre divinités. Et pourtant, un concours de beauté pour l’élection de la plus belle des déesses a bien eu lieu. Inutile de préciser qu’il eut de terribles répercussions.

Tout a commencé lors d’un mariage. C’était celui de Pélée, un humain, et de Thétis, notre fameuse Néréide. Ce n’est pas que cette déesse avait un goût particulier pour les hommes mortels. On lui avait un peu forcé la main. Un oracle prédisait qu’elle aurait un fils plus fort que son père. Du coup, les dieux ne se précipitaient pas au portillon pour l’épouser. On lui a donc trouvé un brave type qui lui ferait des enfants qui, devenus grands, ne disputeraient pas le trône aux dieux. On lui avait expliqué qu’il devait attraper Thétis et ne pas la lâcher quoi qu’il arrive. Thétis possédait un super pouvoir de métamorphose. Prise par surprise, elle se transforma tour à tour en lionne, en tigresse, en pieuvre, en loup de mer, en serpent, bref en tout ce que le genre animal peut compter d’effrayant. Pélée ne se laissa pas impressionner et tint bon. La belle finit par se lasser et retrouver sa forme d’origine. Ainsi fut-elle conquise.

Tout le monde se réjouissait de ce mariage parmi les divinités, surtout les dieux mâles qui pouvaient désormais respirer. Aucun fils indigne ne viendrait leur chercher noise ou les priver de leur virilité (leur grande crainte depuis un épisode fameux castrateur). On dressa une magnifique table sur l’Olympe, on mit les petits plats dans les grands. Le nectar et l’ambroisie coulaient à flot. Mais quand les cartons d’invitation avaient été lancés, on avait oublié d’inviter une déesse. Et manque de bol, c’est tombé sur Eris, ou Tata Zaza, la Zizanie. Tata Zaza n’était pas contente du tout d’avoir été oubliée. Comme toute mauvaise fée qui se respecte, elle a décidé de s’inviter quand même à la noce et de gâcher la fête. Elle passa d’abord par le jardin des Hespérides où elle marauda une pomme d’or. Sur la pomme, elle grava les mots « À la plus belle ». Débarquant au milieu de l’assemblée, elle lança la pomme parmi les convives. Soudain l’ambiance se mit à ressembler à celle d’un saloon de mauvais western, quand le héros remarque que le méchant triche au poker (là on entend un petit air d’harmonica …). Tata Zaza disparut ensuite, en émettant un long rire retentissant et démoniaque.

Dans ce tableau de Pierre Paul Rubens (1577–1640) peint en 1636, on voit les dieux de l’Olympe assis à la table du banquet. Hermès tient la pomme de la discorde. Athéna, Aphrodite et Héra sont présentes. Pierre Paul Rubens (1577–1640), Le mariage de Pélée et Thétis, 1636

C’est quand même fou, cette envie que les femmes ont pour les pommes. Il faudra qu’on nous l’explique ! Evidemment toutes les déesses présentes auraient été prêtes à croquer dans la pomme de Tata Zaza, quitte à en avaler la belle partie rouge et empoisonnée, ce qui était du reste sans conséquences pour elles. Mais Héra, Athéna et Aphrodite se levèrent d’un bond, chacune considérant qu’elle seule pouvait prétendre à la couronne de beauté. Bien sûr, derrière une jolie face, toutes trois avaient un sale caractère. Les autres déesses n’insistèrent pas. Normalement Zeus aurait dû se lever et, en gentleman, attribuer la pomme à son épouse, Héra. Mais Athéna était sa petite fille chérie dont il passait tous les caprices. Quant à Aphrodite, elle connaissait sans doute trop de ses petits secrets d’alcôve pour qu’il puisse se permettre de la froisser. Le roi des dieux décida donc de désigner un juge impartial pour attribuer le titre de Miss Olympe pour l’éternité. Cependant aucun dieu n’était assez fou pour accepter cette responsabilité, car il devrait subir à jamais les représailles des deux perdantes. Et comme on le sait, l’éternité c’est long, surtout vers la fin. On trouva plus commode de désigner un juge humain. Zeus demanda à Hermès de ramasser la pomme de Tata Zaza et d’emmener les trois déesses sur une montagne où il trouverait bien un berger, complètement ignorant du danger qu’il courait, pour attribuer le fruit doré à la plus belle des déesses. Mais comme on peut s’en douter, Tata Zaza avait veillé à ce que qu’un ver soit dans le fruit. Avec des tas de pépins …

Hermès s’exécuta et se rendit avec Héra, Athéna et Aphrodite sur un alpage. Trouvant un pâtre à l’air suffisamment innocent, il le briefa rapidement et lui donna la pomme de Tata Zaza. Ensuite il activa les ailes de ses sandales pour s’enfuir le plus vite possible en direction de l’Olympe. Il apprendrait le résultat du concours bien assez tôt.

Sur l’alpage, on retomba dans l’atmosphère western. Les trois dames se lançaient des regards glacés (quelques notes d’harmonica … décidément on ne s’en lasse pas !) Chacune était déterminée à gagner, coûte que coûte. Quitte à tricher. Et elles en avaient les moyens …

Le berger en question n’était cependant pas un simple roturier. Il s’appelait Pâris et il était le fils du roi de Troie Priam. A cause d’un rêve de sa mère qui se vit enfanter un monstre crachant du feu et réduisant la ville en cendres, il fut abandonné dans la montagne. Les temps étaient rudes … Recueilli par des gens simples, il devint ainsi un berger. Mais à ce moment-là de l’histoire, il ignorait tout de ses origines et sa famille le croyait mort, dévoré par les bêtes sauvages. Il passait ses journées à jouer tranquillement de la flûte pour ses moutons, sans souci du lendemain.

Tour à tour, les déesses défilèrent devant Pâris, comme dans tout concours de Miss qui se respecte. D’abord en péplos, puis en robe de cocktail et enfin en robe de soirée pour les galas de non-charité olympiens. Seule Aphrodite osa se montrer avec (moins qu’)un bikini. Héra et Athéna étaient prêtes à beaucoup pour l’emporter, mais pas au point de tomber le haut ou le bas. Surtout qu’elles comptaient arriver à leurs fins autrement que par un vulgaire strip tease (toutes deux avaient pour la déesse de l’amour une profonde aversion qui perdura très longtemps). Vint donc le moment où le jury pose des questions aux candidates pour vérifier si, en plus de la beauté, elles sont dotées d’un minimum d’esprit. C’est vrai que ces trois divinités n’étaient pas du genre à vouloir la paix dans le monde, surtout pas Athéna qui était quand même déesse de la guerre, ou à rêver de nager avec des dauphins. Les trois déesses profitèrent néanmoins de ce moment pour corrompre de façon éhontée leur berger de juge. Héra lui glissa dans l’oreille que s’il la désignait, il deviendrait le souverain d’un grand royaume. Athéna lui fit comprendre qu’en cas de victoire, elle ferait en sorte qu’il ne sorte jamais vaincu d’une bataille. Aphrodite se mit à minauder et lui susurra qu’il gagnerait l’amour de la plus belle femme du monde s’il lui remettait la pomme, ce qui fit bien rire les deux autres déesses. Que représentent les charmes féminins en regard du pouvoir ou de l’invincibilité ? Qu’il soit roi ou bien général, les femmes seraient toutes à ses pieds. Elles étaient sûres de leur fait. Mais leur petit sourire en coin se transforma soudain en un vilain rictus, car le berger donna la pomme de Tata Zaza à Aphrodite. Pour un berger, un royaume immense ou des victoires militaires n’avaient pas vraiment d’intérêt. Mais dans la solitude dans laquelle il vivait, dans les montagnes, l’amour d’une femme prenait tout son sens.

L’imbécile ! Il aurait dû un peu discuter des conditions avant. Car ce que la déesse de l’amour n’avait pas précisé à ce brave Pâris, c’est qu’elle ne lui livrerait pas la plus belle femme du monde via UPS, un ruban autour de la taille. En fait il devrait aller chercher sa récompense lui-même.

Dans ce tableau de Adriaen van der Werff (1659–1722), intitulé Le jugement de Pâris, et peint en 1716, Héra, Athéna et Aphrodite se présente devant le berger Pâris afin qu’il désigne la plus belle d’entre elles. Adriaen van der Werff (1659–1722), Le jugement de Pâris, 1716

Trop tard : il avait déjà donné la pomme ! Cette femme, c’était Hélène de Sparte, plus connue sous le nom de Poire Belle Hélène. Le berger dût donc enquêter sur les circonstances de sa naissance, soupçonner qu’il était fils de roi, exiger un test ADN de son géniteur supputé, lui « emprunter » un navire pour aller à Sparte. Sur place, il constata que la belle était déjà mariée. Il dut mettre le paquet pour la séduire. Une fois Hélène emballée, il l’enleva (le taux de complicité d’Hélène dans son enlèvement est une question qui divise les mythographes. Quoi qu’il en soit, elle est probablement la première victime du syndrome de Stockholm qui génère chez la personne enlevée de la sympathie pour son ravisseur) et la ramena à Troie. Pâris avait sa récompense et il en était très content. Mais cela ne fit pas que des heureux. Sa petite virée en Grèce suscita l’ire paternelle, car cela ne pourrait que lui attirer des ennuis. Quant à Ménélas, le mari d’Hélène, qui se retrouvait tout seul avec une fille en bas âge, il n’était pas content du tout.

Mais il y avait pire. Et c’était bien ça, le vers subrepticement glissé dans la pomme par Tata Zaza. Comme Hélène était la plus belle femme du monde, elle avait reçu de très nombreuses demandes en mariage, et notamment de tous les rois de Grèce qui n’étaient pas encore mariés. Son père craignait de la donner en mariage, car il ne ferait qu’un heureux et beaucoup de mécontents. Il ne savait que faire. Le sage Ulysse lui conseilla de faire prêter un serment à tous ses prétendants avant de choisir l’heureux élu. Si Hélène était victime d’un rapt, tous devaient s’engager à aider son époux à la reprendre. Tous les prétendants prêtèrent solennellement serment car c’était la condition pour rester en lice. Evidemment Ulysse avait pensé que c’était l’un de ses prétendants déçus qui risquait de l’enlever et pas un prince venant d’un pays lointain. Ménélas fit cependant valoir l’accord et exigea de tous les souverains grecs, anciens prétendants de la belle Hélène, de l’aider à la récupérer. Et voilà comment à cause d’une pomme, tous les rois de la Grèce ont levé une flotte immense et sont partis à Troie pour récupérer une poire, ce qui a nécessité une guerre de dix années.

Aphrodite, quant à elle, a pu jouir de sa couronne de beauté. Bien entendu, elle en a gardé un faible pour les Troyens, qu’elle a soutenu de manière éhontée pendant toute la guerre. Et même par la suite, elle a aidé un petit groupe de survivants à gagner l’Italie. Tout cela bien entendu pour continuer à faire enrager Héra et Athéna, alliées des Grecs et perdantes du concours de Miss Olympe.

Dans ce tableau de Charles Antoine Coypel (1694–1752), intitulé La colère d’Achille et peint 1737, Achille en colère est entouré par des dieux grecs, parmi lesquels on reconnaît Athéna, Poséidon et Héra. Charles Antoine Coypel (1694–1752), La colère d’Achille, 1737