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L’histoire de l’Écosse est pour le moins mouvementée, marquées par ses luttes contre les rois anglais et elle le doit à de valeureux personnages qui en avaient sous le kilt. Mais les figures féminines ne manquent pas à ce tableau. Petit survol de l’histoire écossaise au cours de laquelle tout le monde est … en jupe. 

Au XIIIème siècle, le roi d’Angleterre Édouard Ier, profitant d’une crise dynastique, fait de l’Écosse un état vassal. Il n’en faut pas plus pour soulever les valeureux écossais. L’impulsion viendra d’un certain William Wallace, plus connu sous le nom de Braveheart et immortalisé par l’acteur Mel Gibson. Son histoire est teintée de légende et rappelle celle d’un certain Robin des Bois. Wallace était un hors-la-loi, pour avoir délesté de leur souffle vital quelques Anglais honnis. On raconte qu’il était venu à Lanark, dans le sud de l’Écosse, pour voir Marion Braidfute, la femme qu’il avait épousée secrètement. Le shérif de la ville le surprit, mais la belle Marion l’aida à s’enfuir. Le shérif arrêta la jeune femme. Et d’occire la malheureuse. La nuit-même, William Wallace revint avec ses hommes pour se venger. Il trucida l’odieux shérif, semble-t-il, dans son sommeil. Cette altercation donna le départ du soulèvement écossais. Les Anglais envoyèrent une armée qui fut battue par William Wallace sur le pont de Stirling. Le roi Édouard dut admettre sa défaite et Wallace devint le Gardien de l’Écosse. Mais le roi d’Angleterre ne comptait pas en rester là. Il revint avec une armée plus puissante et remporta la victoire de Falkirk. Wallace dut s’enfuir. Il resta quelques années en exil puis revint en Écosse où il fut finalement capturé. Pour avoir soulevé les Écossais contre l’Angleterre, William Wallace fut jugé pour trahison et condamné à mort. Il fut traîné dans les rues, puis pendu. Il fut détaché de la corde encore vivant et son corps fut coupé en quatre parties, qui furent envoyées aux quatre coins du pays, pour montrer que le roi anglais ne plaisantait pas avec son autorité. Quant à sa tête, elle fut exposée au bout d’une pique sur le pont de Londres.

Statue de William Wallace sculptée par Alexander Carrick en 1929 et placé à droite de la porte du château d'Edimbourg

Statue de William Wallace par Alexander Carrick, 1929, Château d’Edimbourg (Wikimedia Commons)

Le sort cruel réservé à William Wallace ne découragea pas les Ecossais pour autant. Ils durent leur liberté à un autre héros de la même époque. Contraire à Wallace, Robert the Bruce était d’une famille de noblesse ancienne. Son père aurait pu prétendre à la couronne, mais il fut écarté du pouvoir par le roi d’Angleterre qui fut choisi pour déterminer qui serait le nouveau souverain, après la mort de la jeune reine Margaret, à l’âge de huit ans, qui venait prendre possession de son trône depuis la lointaine Norvège. Il désigna un rival du père de Robert, qui n’était même pas roi de plein droit, mais un vassal du souverain anglais. Suite à l’exécution de William Wallace, Robert the Bruce devint Gardien de l’Écosse, titre qu’il dut partager avec un autre noble. Après la mort de son père, Robert pensa qu’il pourrait devenir lui-même roi d’Écosse. Il commença par assassiner son co-Gardien, ce qui lui valut une excommunication papale. Robert se fit ensuite couronner roi. Édouard d’Angleterre ne pouvait rester les bras croisés devant tant d’audace. Il envoya alors une armée et, cette fois, il l’emporta sur Robert the Bruce.  Il se permit même d’enlever sa femme, ses filles ainsi que ses soeurs. Il mit à mort ses frères. Robert s’exila on ne sait trop où. On pense qu’il se réfugia dans des îles à l’ouest de l’Écosse. De nombreuses légendes courent sur cette période de sa vie. On raconte que Robert observa un jour, dans une grotte, une araignée qui se balançait au bout de son fil en essayant d’atteindre un appui dans la roche. Elle avait échoué déjà six fois. Le roi se dit que ce nombre correspondait aux défaites que les Anglais lui avaient infligées. Si l’araignée échouait encore, il abandonnerait définitivement sa lutte pour le trône d’Écosse. Mais la petite araignée persévéra. La septième tentative fut la bonne. Robert the Bruce décida de retourner en Écosse et il commença à rassembler des troupes afin de reprendre les hostilités. Il remporta quelques victoires. Edouard Ier mourut et son fils Edouard II lui succéda. Robert the Bruce était sur le point de prendre le château de Stirling, un lieu important dont on dit que celui qui le tient tient l’Écosse. La garnison anglaise était prête à se rendre si une armée ne venait pas à son secours. Le roi partit à la tête d’une armée bien équipée, espérant arriver à temps. Il dut affronter les troupes dépenaillées et bigarrées de Robert the Bruce à Bannockburn. Les Écossais emportèrent la victoire et causèrent de lourdes pertes à leurs ennemis. Le roi d’Angleterre dut prendre la fuite. Jusqu’à sa mort, il continua à clamer ses droits sur l’Écosse. Mais il fut assassiné dix ans plus tard. Commença alors une période pendant laquelle l’Écosse put jouir de son indépendance en toute quiétude.

Statue équestre de Robert the Bruce, roi d'Ecosse, sculptée par Pilkington Jackson en 1960 et exposé dans le Bannockburn Heritage Center

Statue de Robert the Bruce par Pilkington Jackson, 1960, Bannockburn Heritage Center

Dans le dernier quart du XIVème siècle, la dynastie des Stuart parvint à se hisser sur le trône d’Écosse. Elle régna sur le pays des Scots jusqu’au début du XVIIIème siècle. Quand Jacques VI succéda à Élisabeth Ière  sur le trône anglais, cette dynastie gouverna aussi l’Angleterre et l’Irlande. Une des figures les marquantes de la dynastie écossaise est sans conteste Marie Stuart, la mère de Jacques VI, dont destinée ressembla plutôt à celle d’une héroïne de tragédie grecque.

La vie dramatique de Marie Stuart s’explique en partie par les conditions de sa naissance et de son accession au trône, à un âge où l’on a une nette préférence pour les berceuses. Le roi Jacques V prit pour première épouse la fille de François Ier. Ce mariage s’explique par l’alliance traditionnelle entre l’Écosse et la France, un autre ennemi de la perfide Albion. Malheureusement la jeune épousée décéda peu après son arrivée, semble-t-il de la tuberculose. Jacques V demanda alors au roi de France de lui envoyer une autre de ses filles. François ne tenait pas à laisser partir encore un de ses rejetons pour les brumes écossaises. Il chercha donc une autre fiancée pour le roi d’Écosse. Il la trouva en la personne de Marie de Guise, la soeur de puissants seigneurs français, amis du roi. Elle était déjà veuve et mère d’un fils qu’elle devrait laisser sur le continent. Autant dire que la perspective de porter la couronne écossaise ne l’emballait pas vraiment. Mais impossible de dire non au roi. Marie de Guise embarqua donc pour la Mer du Nord et épousa Jacques V. A peine eut-elle mis au monde la petite Marie Stuart que son royal époux décéda. L’enfant fut donc couronnée reine dans son berceau. Cependant, entre les incessantes prétentions anglaises sur l’Écosse et les rivalités entre les Lords écossais, sa sécurité n’était guère assurée. Sa mère l’emmena donc dans le château de Stirling. Mais pour la mettre à l’abri, elle trouva mieux. La petite Marie fut fiancée à François, le second fils d’Henri II, successeur de François Ier sur le trône de France, à un âge où se préoccupe surtout de ses poupées. Mais quand on naît héritière d’une couronne, les priorités ne sont pas les mêmes que pour les autres petites filles. À l’âge de six ans, en 1548, Marie embarqua, sans sa mère, pour le continent et elle fut élevée à la cour de France jusqu’à son mariage qui fut célébré en grande pompe, en 1558. En se mariant, elle eu pour belle-mère Catherine de Médicis. L’année suivante, le roi Henri II mourut à la suite d’un stupide accident lors d’un tournoi. Il avait reçu la lance de son adversaire dans l’oeil. Déjà reine d’Écosse, Marie Stuart devint aussi reine de France. Mais cette situation n’était pas appelée à durer. Son époux était de santé fragile et il succomba à la maladie en 1560.

Peinture de François Clouet (1515 - 1572) représentant Marie reine d'Ecosse en vêtements de deuil, exécuté vers 1559–1560

François Clouet (1515 – 1572), Marie reine d’Ecosse en vêtements de deuil, vers 1559–1560, Collection royale

Désormais veuve, Marie Stuart décida de retourner en Ecosse où elle arriva en 1561. Sa mère était morte entretemps et elle se retrouva bien seule dans les froids châteaux de son pays d’origine. Le salut passait certainement par un second mariage. Marie avait espéré épouser le futur roi d’Espagne, mais l’union ne se fit pas. En même temps, Marie attirait les convoitises parmi les familles écossaises qui des vues sur le trône. De plus, elle était la seule descendante vivante d’Henri VII d’Angleterre avec sa cousine, la reine Elisabeth Ier, qui restait désespérément sans époux. En effet, Jacques V avait épousé la fille d’Henri VII, qui était donc la soeur d’Henri VIII, le souverain dont le comportement conjugal ressemblait à celui de Barbe-Bleue. Ce qui faisait de Marie ou de ses descendants un potentiel monarque d’Angleterre et d’Ecosse. Cette double souveraineté semblait être une sorte de Graal d’un côté comme de l’autre. Il semble que les intrigues allaient bon train au sein-même de la famille Stuart. Margaret Douglas, duchesse de Lennox était en fait la nièce d’Henri VIII et la demi-soeur de Jacques V, étant issue du second mariage de Margaret Tudor (soeur aîné d’Henri VIII) et épouse de Jacques IV. Pour éviter l’aspirine au lectorat, voici un arbre généalogique simplifié (je dis bien simplifié) des familles Tudor et Stuart.

Arbre généalogique simplifié des familles Stuart et Tudor

Arbre généalogique simplifié des familles Stuart et Tudor

Elle considéra que l’enfant qui naîtrait de l’union de Marie Stuart, sa nièce, et de son fils Henry Stuart, serait bien placé pour monter sur les trônes d’Ecosse et d’Angleterre. Elle s’arrangea donc pour que tous deux se rencontrent à plusieurs reprises. Henry Stuart, dit aussi Lord Darnley ou duc de Darnley, était un bel homme et il charma Marie Stuart. La perspective de cette alliance déplut beaucoup à Elisabeth Ier, ce d’autant plus que Darnley était catholique comme Marie. Le mariage eut tout de même lieu, mais il fut désastreux. Lord Darnley semblait déçu de ne pas devenir roi à part entière, mais de devoir se contenter du rôle du prince qu’on sort. De plus, il devint jaloux de la complicité entre Marie et son secrétaire particuliers italien, David Rizzio, personnage dont l’exubérance devait mal cadrer avec la rigueur du climat écossais. On ignore encore aujourd’hui si la relation entre Rizzio et la reine allait au-delà du cadre purement professionnel. Mais Darnley décida de faire assassiner le secrétaire italien dans le château de Holyroodhouse, à Edimbourg, où le couple vivait. Marie était enceinte de cinq mois. La scène fut effrayante car les hommes de Darnley virent enlever leur victime dans l’appartement privée de la reine où elle dînait en compagnie de ses intime. Le malheureux s’accrocha même aux jupes de la reine. Cela ne le sauva pas pour autant. Il fut emmené et tué de nombreux coups de couteaux. Les relations entre Darnley et Marie ne s’améliorèrent pas. Marie mit au monde son unique enfant, le futur Jacques VI d’Ecosse et Jacques Ier d’Angleterre. Darnley tomba malade. Marie se préoccupa de sa santé. Cependant à cause de l’enfant, il ne pouvait pas revenir sous le même toit. Il résida alors dans une maison d’Edimbourg. La situation du couple royal était une source d’incertitude pour la politique écossaise. Certains lords s’en émurent. Une nuit, la maison où vivait Darnley explosa. Le duc n’échappa pas au trépas et Marie fut une seconde fois veuve. Leur enfant, le petit Jacques, était cependant en très bonne position pour hériter des deux couronnes. Un bijou réalisé en or et en émail, ayant probablement appartenu à Margaret Douglas, sa grand-mère, exprime l’espoir de voir Jacques porter un jour deux couronnes sur sa tête.

Le bijou de Darnley, vers 1571-1578, Collection royale, Château de Holyrood

Le bijou de Darnley, vers 1571-1578, Collection royale, Château de Holyrood

Le complot contre Darnley avait été ourdi par un certain Lord Bothwell, qui fut blanchi lors de son procès. On ignore si Marie Stuart avait donné son assentiment à l’attentat. Mais Bothwell s’empara en quelque sorte d’elle et l’épousa. Marie se retrouvait prisonnière de sa situation, ce d’autant plus que ce troisième mariage fut unanimement condamné. Elle fut contrainte d’abdiquer en faveur de son fils. Retenue malgré sa volonté, elle chercha à s’échapper en se déguisant. La seconde tentative fut la bonne. Elle se rendit en Angleterre afin de demander de l’aide à sa cousine, la reine Elisabeth. Celle-ci ne daigna même pas la rencontrer et la fit enfermer. Ses conditions d’internement n’étaient pas rudes, car elle vivait dans des châteaux, entourée de domestiques. Elle s’adonna à son passe-temps favori, la broderie. On a conservé encore quelques menus objets qu’elle avait ornés. Mais ses demandes auprès de la reine d’Angleterre demeurèrent lettres mortes. Au bout de dix-sept années de réclusion, elle fut accusée de tremper dans un complot contre Elisabeth. Ce qui lui valut une condamnation à mort. Marie Stuart fut décapitée au château de Fotheringhay le 8 février 1587. D’après les témoignages, Marie ne faiblit durant ce qui constituait le dernier acte de la tragédie que fut sa vie.

Portrait posthume de Marie Stuart commandé par l'une de ses femmes de compagnie, vers 1610-1640, Collection royale

Portrait posthume de Marie Stuart commandé par l’une de ses femmes de compagnie, vers 1610-1640, Collection royale

Détail d'un Portrait posthume de Marie Stuart commandé par l'une de ses femmes de compagnie, vers 1610-1640, Collection royale

Détail

Abel de Pujol (1785-1861), La mort de Marie Stuart, 1587, Musée des Beaux-Arts, Valenciennes

Abel de Pujol (1785-1861), La mort de Marie Stuart, 1587, Musée des Beaux-Arts, Valenciennes

Le règne de la famille Stuart sur les îles britanniques s’acheva de manière confuse, sur fond de guerres religieuses. Marie Stuart était restée catholique, mais son fils devint un protestant, ce qui facilita son accession au trône d’Angleterre. Charles II, qui monta sur le trône anglais beaucoup plus tard, en 1660, était un catholique convaincu. Son soutien à la religion du Vatican provoqua des troubles. Son fils, Jacques II était plus modéré, mais il fut écarté du pouvoir au profit de sa fille Marie et son beau-fils, un prince hollandais protestant, Guillaume d’Orange. Puis sa deuxième fille, Anne, régna. Ce fut la dernière souveraine de la dynastie. En effet, en 1701, le parlement anglais avait voté une loi, l’Acte d’établissement, qui interdisait l’accession au trône d’un souverain catholique. C’est donc Georges de Hanovre, le plus proche parent protestant de la reine Anne, qui lui succéda. Cette situation a provoqué une nouvelle opposition qui souhaitait le retour de la famille Stuart sur le trône d’Angleterre. Les partisans des Stuart prirent le nom de Jacobite, d’après Jacques II, le souverain chassé de son trône. Malgré l’accession au pouvoir, un pouvoir du reste réduit, de la famille Hanovre, des descendants de Jacques II tentèrent de réclamer leurs droits à la couronne. Il s’en suivit plusieurs soulèvements. Le dernier en date, certainement le plus connu, fut mené par un prince qui avait du panache. Charles Édouard Stuart était le fils aîné du prince Jacques François Stuart, lui-même fils du roi Jacques II. Il est plus connu sous le nom de Bonnie Prince Charlie. Bonnie signifie « beau » en dialecte écossais.

Bonnie Prince Charlie peint en 1898 par John Pettie

John Pettie, Bonnie Prince Charlie, 1898 (Wikimedia Commons)

En 1743, Charles est nommé Prince régent par son père. Il se rend en Ecosse tout d’abord avec deux bateaux. Mais les secours français voient leur route barrée par les Anglais.  Bonnie Prince Charlie doit alors tenter de lever une armée. Dans les Highlands, de nombreux clans soutiennent la cause jacobite, quelle que soit leur religion. Néanmoins, Bonnie Prince Charlie ne reçut pas l’accueil chaleureux qu’il avait escompté. Il réussit tout de même à lever une armée. Il marcha sur la ville d’Edimbourg, qui ne résista pas longtemps. Il résida quelques temps dans le château de Holyroodhouse, actuellement la résidence officielle des souverains britanniques lors de leurs séjours en Ecosse. Après d’autres batailles, il se replie dans les Highands. La confrontation finale a lieu le 16 avril 1746 à Culloden, près d’Inverness. La défaite des troupes de Bonnie Prince Charlie est totale. Lui-même doit s’enfuir. Il se réfugie dans les îles Hébrides. Il dut son salut à une jeune femme courageuse, Flora MacDonald.

Allan Ramsay (1713–1784), Portrait of Flora Macdonald, 1749

Allan Ramsay (1713–1784), Portrait of Flora Macdonald,
1749

Sa famille soutenait secrètement la cause jacobite. Pourquoi a-t-elle agi ainsi. S’agit-il d’une énième Ariane déçue par le héros qu’elle sauve ? Ou bien n’a-t-elle cédé qu’à la charité, comme elle l’a déclaré au duc de Cumberland, le fils du roi George II qui commandait les troupes anglaises. Elle obtint de son beau-frère, commandant de la milice, un laissez-passer destiné à sa bonne irlandaise, nommée Betty Burke. C’est donc déguisé en bonne à tout faire que le vaillant prince quitta les Îles britanniques. Mais peut-être que ce déguisement n’effraie pas vraiment un Écossais ! Le prétendant au trône parvint à rejoindre la France et il passa le reste de sa vie exilé en Europe, laissant de côté ses prétentions. Plus aucun Stuart du reste ne chercha à réclamer la couronne anglaise. Quant à Flora, elle fut inquiétée pour son acte de bravoure. Elle est arrêtée et conduite à Londres. On l’emprisonne dans la sinistre Tour de Londres. Finalement elle bénéficie d’une amnistie et peut rentrer chez elle. Quelques années plus tard, elle se marie. Avec son époux, elle émigre en Amérique. Son mari est engagé dans l’armée anglaise qui se bat contre les indépendantistes américains. Il est fait prisonnier. Après sa libération, tous deux rentrent en Écosse où elle mourut à l’âge de 68 ans, en 1790. A la fin du XIXème siècle, une statue de bronze fut érigée en son honneur devant le château d’Inverness.

Statue de Flora MacDonald par Andrew Davidson, 1899, esplanade du château d'Inverness

Statue de Flora MacDonald par Andrew Davidson, 1899, esplanade du château d’Inverness

Il faut dire qu’entretemps, la visite du roi George IV en Écosse, à l’instigation de l’écrivain Walter Scott, apaisa l’opposition entre Anglais et Écossais.

Portrait du roi George IV en kilt pendant sa visite en Ecosse en 1822 peint par Sir David Wilkie. Le souverain porte le tartan royal des Stuart, des chaussettes rouges et beiges ainsi que l'écharpe verte de l'ordre de l'Ordre du Chardon.

David Wilkie (1785–1841), Portrait de George IV du Royaume-Uni, 1829, Collection royale

Les Écossais recouvrèrent le droit de de parler le gaélique et … de porter le kilt. L’aventure en jupes continue …